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D.Majiria… quel nom étrange pour un groupe… et quel nom étrange tout court. Son origine reste nébuleuse mais l’histoire de ce groupe l’est beaucoup moins.

C’est en novembre 1997, suite à l’arrêt de leur précédent groupe, Arkham Meha, que David, Philippe et Jean-Marc décident de continuer de travailler ensemble. Après quelques essais, le premier line-up de D.Majiria est fin prêt a monter sur scène. On y retrouve toujours Philippe à la basse et Jean-Marc au chant, rejoins par Gaëtan à la guitare et Yannick à la batterie. Le groupe est a classer dans la catégorie metal et emprunte à divers courants de ce mouvement musical mais plus particulièrement au metalcore dans ses débuts. Les textes sont en français.

Après quelques concerts, le groupe travaille sur un premier cd de 5 titres qui sortira en 2000 sous le titre aCiDe.com, enregistré par Phil « Fools » Renotte, producteur liégeois bien connu à l’époque. Les débuts sont tumultueux. D.Majiria se fait difficilement sa place dans un pays où le rock en français semble être une absurdité. Le groupe joue dans des petites salles, des cafés concerts, des maisons de jeunes principalement à Bruxelles et Liège, leur ville d’origine. Ils se produisent également à La Fiesta du rock en 2001.

C’est à partir de 2002 que le groupe commence à décoller. D.Majiria a accueilli Patrice à la batterie. Leur réputation commence à se construire. Ils se produisent avec des groupes chevronnés comme Cow-boys & Aliens, Lofofora ou Do Or Die, dans des salles un peu plus grande et sortent de leur frontières pour se produire pour 2 dates dans le sud de la France. Cette série de concert se cloture par le Nandrin Rock Festival en août 2003 qui est suivi par le départ Philippe qui cède sa place à Bruno. Après 2 ans, les exemplaires d’aCiDe.com commencent à s’écouler. Il est d’ailleurs temps de penser à la suite.

En 2004, sort le deuxième cd de D.Majiria qui comporte cette fois 4 titres et un clip en bonus. « Hybride » n’est pas aussi bien produit que son prédécesseur mais permet à D.Majiria de peaufiner son style si particulier. Les dates se multiplient et se diversifie. Le groupe ne délaisse pas les maisons de jeunes et les bars concerts, bien au contraire, mais se produit également dans des festivals ou des salles plus réputées, en partageant l’affiche de groupes connus à cette époque. Nous sommes en pleine vague de metal en français et D.Majiria surfe sur cette vague avec aisance. A cette époque plusieurs collectifs, comme Live On Stage, Liège/Metal ou la Section Metal, permettent aux groupes de se développer. La conjoncture est désormais plus favorable.

En août 2005, D.Majiria entre en studio à nouveau pour enregistrer un album cette fois. Philippe est leur nouveau bassiste. « On a marché sur la Terre » sort en mai 2006. Cet album rencontre un franc succès malgré la complexité à exister dans les circuits de ventes tels qu’ils existent à cette époque dans ce pays qu’est la Belgique. D.Majiria se produit toujours. Le groupe croise à nouveau la route de Lofofora mais aussi de Mass Hysteria, de Pleymo, d’Enhancer et de la plupart des groupe de metal en français à succès de l’époque. Ils se produisent au Botanique, à l’Ancienne Belgique, aux Ardentes, aux Francofolies, au Durbuy Rock Festival ou encore à la première Guerre des Gaules dont ils seront d’ailleurs les instigateurs. Ils participent également à la saison 2005-2006 des Jeunesses Musicales et se rendent ainsi dans les écoles pour partager un peu de leur passion.

L’étape suivante est de proposer un nouvel album. La matière pour cette album est bel et bien là. De nombreuses compos allant du metal au rock enragé. Malheureusement et ce malgré le potentiel que représente le groupe, D.Majiria est toujours seul. Aucune structure, label ou producteur n’existe pour aider ce groupe à franchir l’étape suivante. Ce deuxième album, s’il doit exister, devra, comme les cd précédent, être auto-produit et les membres du groupe ont du mal à accepter cette idée. Plusieurs maquettes du successeur d’ « On a marché sur la Terre » sont enregistré. Un titres est trouvé : « Les libertés qu’il nous reste » mais en vain.

Le groupe change plusieurs fois de line-up entre 2006 et 2010. Et à chaque fois, ces changements redéfinissent un peu le style du groupe. Tant et si bien qu’en septembre 2010, malgré un soutien fervent de leur public, Gaëtan, Philippe et Jean-Marc décident de mettre entre parenthèses l’aventure D.Majiria, épuisé et vidé par ces dernières épreuves. Le dernier concert de D.Majiria sera en juillet 2010 à l’Oug’Rock Metal Festival. Le groupe se sépare officiellement en octobre, quasi 13 ans après ses débuts.

En 2012, pour les 15 ans du groupe, l’album et les deux maxis regroupés en un seul disque accompagné d’inédits, ressortent en version digitale sur iTunes. Quelques années plus tard, malgré l’instance de certains anciens membres du groupe, D.Majiria ne parvient pas à se reformer. Leur histoire appartient désormais au passé.

L’origine du nom

La légende de D.Majiria

Depuis que D.Majiria existe, beaucoup de gens nous ont demandez ce que le nom du groupe voullait dire. En général, on éludait la question mais pour finir nous avons donné un semblant d’explication lors d’une interview au « Metalize It » :

En 1930, au terme d’une longue expédition archéologique au sud du Japon, dans la province de Hokkaïdô, un savant français, du nom de Pierre Goupil, découvrit une tombe qui contenait quatre sarcophages. Sur ces quatre sarcophages, il y avait la même inscription : « Majiria ». Impossible de déterminer l’origine ou l’identité des macchabéés, ce qui les distinguait, c’était l’étrange façon dont ils avaient été placés dans le cercueil. Tous de façons différentes, avec des tenues différentes… Sur chaque macchabée, il y avait un signe tatoué, l’un dans le cou, l’autre sur le ventre, un autre sur le biceps et le dernier la main. Le savant assimila cette forme à un « D » suivit d’un point mais ce n’était pas une lettre vu que les Japonais n’utilisent pas la même écriture que nous (le « majiria » était écrit en japonais). Ces quatre individus auraient été enterrés pendant la période des kofuns (3ème et 4ème siècle). Neuf semaines après sa découverte, Pierre Goupil disparu alors qu’il était dans le tombeau. On le retrouva 3 jours plus tard. Il avait découvert une cache et s’était fait renfermé dedans. Ses cheveux étaient devenus blancs. Il ne disait plus un mot et avait quatre points tatoués sur son front. Dans ses mains, un objet étrange, un masque que personne n’arriva à lui arracher. Dix ans plus tard, Pierre Goupil était toujours dans le même état, interné dans un asile de Paris. Lorsque la guerre éclata et que les Allemands entrèrent dans Paris, le bâtiment fut réquisitionné par l’armée d’occupation. Les infirmiers et le personnel soignant durent aider les soldats du reich à vider les lieux. Quelle ne fut pas leur stupeur de constater que Pierre Goupil avait disparu. On le retrouva cinq ans plus tard, le 30 avril pour être exact, à Berlin avec son masque au QG de l’armée nazi toujours à moitié fou…

Nous avons lu cette histoire dans un magazine d’art où un journaliste expliquait que le masque (qui est maintenant dans un musée) à été analysé au carbone 14 et serait en réalité daté de plus de 8000 avant notre ère… Les scientifiques ont supposé que l’inscription « majiria » fut placée plus tard… En réalité « majiria », en japonais 真路 離亜, veux dire quelque chose comme « Le chemin de la vérité c’est lorsqu’on s’éloigne de l’inférieur »…

On peut le révélé aujourd’hui, cette histoire est une pure invention. D.Majiria est à l’origine un mot inventé constitué des initiales du guitariste de l’époque et du chanteur D pour David et JM pour Jean-Marc, avec ensuite quelques aménagements.

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